Orientation : lire la carte et le paysage

En randonnée, mieux vaut avoir les bonnes cartes en mains. Elles sont l'atout maître du randonneur au même titre que le topo-guide. Sur un itinéraire balisé, ou hors sentier, lire la carte et le paysage est indispensable pour se situer et s'orienter. Un exercice simple et à la portée de tous.
 
 
Tous les randonneurs vous le diront. Préparer sa rando, la carte étalée sous les yeux, c'est déjà le commencement du voyage et du rêve. Une fois sur place, la principale difficulté tient au fait que la carte est une représentation du terrain vue du ciel, en réduction et schématisée. Elle montre le terrain sur un seul plan : le plan horizontal. Alors que le randonneur le voit depuis le sol, en “vraie grandeur” et en une succession de plans verticaux. Faire la relation entre la carte et le terrain demande donc un réel effort d'attention et une certaine gymnastique d'esprit. Mais seulement cela !
 
LIRE LA CARTE
Loin de brouiller les cartes, le dessin au trait et l'ombrage permettent une lecture quasi immédiate des formes du terrain, alors que les couleurs indiquent sa nature (vert pour la végétation; bleu pour l'hydrographie; orange pour les courbes de niveau; noir pour les voies de communication, constructions...). Les zones ombrées, portées sur les pentes ou les versants, donnent l'impression du relief et favorisent grandement la perception des formes générales du terrain en soulignant les crêtes, alors que les cours d'eau déterminent les creux. Les courbes de niveau complètent le relief général donné par l'ombrage et le dessin au trait, en définissant les volumes et les formes générales du terrain. Ce n'est qu'à force d'habitude que l'on parvient à une bonne interprétation du modelé qu'elles représentent. Cette capacité de lecture favorise une grande efficacité dans l'orientation. Encore une fois, l'observation fréquente et attentive de la carte en comparaison avec le terrain est le meilleur moyen pour parvenir à une excellente “lecture” de ses formes. C'est aussi le seul !
 
SE SITUER SIMPLEMENT
A vous de jouer ! Les trois méthodes décrites ci-après permettent de se situer par simple observation, à l'aide des lignes et des repères du terrain. Elles consistent en fait à orienter la carte à l'aide des lignes naturelles et des repères du terrain pour se situer par rapport à eux.
 

 

Se situer avec une ligne et un repère
1. Identifier sur la carte la ligne du terrain sur laquelle on se trouve.
2. Tourner la carte de manière à mettre cette ligne dans la même direction que sur le terrain. La carte est orientée.
3. Identifier sur la carte un repère visible sur le terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte pour que le repère représenté se trouve dans la direction où on le voit sur le terrain.
5. Se situer sur la carte, à l'intersection de la ligne avec la direction vers le repère, reportée visuellement.
 
Se situer avec deux lignes
1. Identifier sur la carte une première ligne visible sur le terrain.
2. Tourner la carte de manière à placer cette ligne dans la même direction que sur le terrain. La carte est déjà grossièrement orientée.
3. Identifier sur la carte une seconde ligne du terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte en plaçant la seconde ligne dans la même direction que sur le terrain.
5. Se situer sur la carte à l'intersection des deux lignes.
 
Se situer avec deux repères
1. Identifier sur la carte un premier repère visible sur le terrain.
2. Tourner la carte de manière à aligner ce premier repère dans la direction où on le voit sur le terrain. La carte est déjà grossièrement orientée.
3. Identifier sur la carte un second repère visible sur le terrain.
4. Affiner l'orientation de la carte pour placer le second repère dans la même direction que sur le terrain.
5. Se situer sur la carte, à l'intersection des deux directions reportées visuellement.
 
IL FAUT AN-TI-CI-PER !
Anticiper, c'est prévoir ! C'est-à-dire voir sur la carte, avant de voir sur le terrain. Cette manière de faire ne complique pas l'orientation. Bien au contraire. En “devinant” ce que l'on va trouver, on s'évite les (mauvaises) surprises. A tout moment, on est capable de suivre sa progression et de se situer. On peut constater plus facilement les éventuels oublis de la carte, ses propres erreurs d'appréciation et réévaluer ses temps de parcours... On prend véritablement en main sa randonnée, sans se laisser guider aveuglément par le chemin ou le balisage. Pour cela, la carte doit être consultée régulièrement. C'est aussi de cette manière que l'on acquiert les meilleures compétences en lecture de carte et en orientation visuelle. Et une bonne maîtrise dans la préparation et la conduite de ses randonnées.

 

Rédigé par marchaventure

Publié dans #conseils

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